Coruscant - quelque jours plus tard.
Padme regardait par le hublot. Coruscant, la grande cité capital du noyau, englobait tout l'espace. Dans quelque minutes ils franchiraient l'atmosphère et se poseraient sur l'air d'atterrissage du sénat, spécialement affrété. Une partie d'elle regretté déjà d'avoir du quitter Naboo, Mais l'autre était heureuse de retrouver la vie politique, malgré la guerre. Et surtout, elle espérait que Anakin, son époux, l'homme pour qui son c½ur battait serait la. Si longtemps qu'ils ne c'étaient vus. Que leur mariage secret était comme un rêve éphémère. Était-ce réellement arrivé, d'ailleurs ?
La capitaine Panaka vint la prévenir que leur atterrissage était proche, mais prise dans ses pensées, la jeune femme perçut à peine la remarque et se leva par pure automatisme.
Padme serra contre elle les pans de sa robe blanche, brodé de pourpre et cerclé de métal précieux. Avec soulagement elle regarda la passerelle s'abaisser et laisser s'engouffrer le brouillard froid qui avait envahit tout Coruscant. La fraîcheur lui fit plaisir et Padme s'imagina déjà retrouver ses appartement et se défaire de cette affreuse coiffure qui lui piquait les cheveux comme autant d'aiguille. Mais cette petite souffrance dut a l'orgueil de sa grande beauté ne fut rien comparativement à la chaleur, et au bruit assourdissant qui l'englobèrent en une fraction de seconde et lui fit perdre connaissance.
Son vaisseau venait d'exploser emportant dans son souffle toute personne alentour.
__________
Aflonn - Palais des Mille
Anakin dansa discrètement d'un pied sur l'autre. Des heures et des jours même qu'il venait dans cette grande pièce marbré de bleu, pour accompagner son maître dans de vaine palabre et cela l'exaspérait de plus en plus. Deux ans que la guerre faisait rage désormais. Il lui semblait loin le temps ou tout ne paraissait qu'aventure et exaltation. Il avait comprit toute la corruption de la guerre. Toute sa vilenie à engranger le mal de façon pernicieuse même chez eux, les jedis. Il était fatigué des mondes ravagés, des peuples massacrés, des combats même. Il rêvé à la fin du conflit, à un retour à la normal, à Padme.
Padme. Voilà cinq mois qu'il ne l'avait pas vu sauf par message sur l'holonet. Et encore, ils devaient se faire discret. Les transmissions étaient donc sporadique et dénuées de tout sentiment. Mais leur yeux parlaient pour eux.
Anakin porta son attention sur son maître. Assit, avec sa nonchalance habituel, Obi-Wan paraissait ne pas subir les querelles qui se faisaient autour de la table et se désintéresser même des regards concupiscent qu'une des protagonistes lui lançait de façon pourtant constante et insistance depuis leur arrivé, il y à dix jours sur Aflon.
Le jeune apprenti sortit de ses rêveries en entendant la voix forte d'un délégué, humain, en réponse au discours d'Obi-Wan, fidèle à lui-même : diplomatique
– Vos idées sont si simple maitre jedi est pourtant rien ne l'ais. Et j'entends derrière vos paroles les menaces déguisaient.
Obi-Wan soupira en jetant un regard à son apprenti.
– Oui des menaces, reprit le délégués. Est-ce là la politique de la République ? Nous mettre le couteau sous la gorge ?
– Nullement délégués Horwell. Je veux juste vous mettre face à une réalité simple. Mais vous êtes seul juge, commença le maître jedi.
– Seul juge en n'effet ! Mais le délégués Horwell, est-il seulement capable de comprendre cela ?
Anakin observa le délégué d'un clan rival qui venait purement et simplement de cracher cette phrase avec mépris. Bedonnant et le visage aussi large que dénué de toute capillarité, Le déléguée Jacq, c'était levé en se frottant le ventre.
– Que voulez vous dire ? lui demanda le délégué Horwell, rouge de colère.
Le délégué Jacq tendit ses bras en montrant l'assistance.
– Voyons que votre clan n'a jamais était capable de juger sérieusement une situation. Devons nous reparler de vos décisions concernant les frontières de Man To il y a 256 ans !
Aussi tôt le clan du délégué Horwell, reconnaissable à leur tunique rouge sang, se levèrent et vocifèrent, imité par le clan au manteau jaune, du délégué Jacq, qui répondait avec autant d'ardeur. Anakin fit la moue. Comme chaque jour la séance allait se finir ainsi, par des cris.
Obi-Wan s'enfonça dans son siège un peu plus. Lui qui tenait à montrer à Anakin tout les bénéfices de la diplomatie, il en n'était rendu à douter lui même de son efficacité dans le cas présent. Finalement, il se leva et Kim Hiks, une secrétaire, seule source de quiétude dans la pièce enjoignit les deux partis à se taire en tapant du poing sur la table.
– Silence ! Le maître jedi désir ajouter quelque chose.
– Il me parait judicieux de remettre cette conversation à demain membre des clan Parlk et Huti.
– Encore ! Rie un des hommes du clan Huti, le visage aussi rouge que sa tunique.
– Oui ... Délégué. Je vous demande de ne voir en moi qu'un messager de la paix, pénétré de bonne intention. Si la fourberie et tout ce que vous avez connus jusqu'à présent, sachez que je n'en suis nullement pourvu. Le délégué fit une grimace tandis qu'Obi-Wan repris.
– De votre coté clan Parlk, vous avez été les premier à accepter ce concile et à vouloir la paix et vous enjoindre dans ce conflit auprès de la République. Avez vous besoin pour cela de remettre sur le tapis de vieille querelle qui ont déjà trouvé leur solution en leur temps?
Les délégués détournèrent leur regard presque honteux, du moins ce fut l'impression du jeune Skywalker.
– Demain est un autre jour, repris Obi-Wan après quelque instant de silence. La nuit favorisera peut être mes mots dans le bon sens et vos esprits plus serein seront écouter, au moins le message, à défaut de l'accepter.
Chacun acquiesça et après une inclinaison les deux jedi quittèrent la pièce ne se retournant qu'une fois les portes close.
– Beau discours, maitre. Et dire qu'il va falloir remettre ça demain. C'est désespérant.
– Que veux tu ? On ne peut les forcer, Anakin.
– Et pourquoi pas, si c'est pour leur bien !
Obi-Wan soupira. N'avait-il déjà pas eu cette conversation a sept ou huit reprise ?
– Anakin ! On ne peut pas contraindre un peuple même si c'est pour son bien. On peut les guider vers la lumière, mais pas les y obliger. Ils doivent apprendre d'eux même, voilà notre tâche.
– Mais à quoi nous sert notre statut de jedi alors ? A ce contenter de leur dire ce qui est bien et d'espérer qu'ils choisiront le bon camps ?
– Oui.
– C'est stupide, maitre !
Obi-Wan s'arrêta et observa l'éclat de colère dont venait de faire preuve son élève. Le jeune homme baissa la tête par respect sans pour autant se départir de son idée.
– Anakin, ta vision des choses est louable et je comprend ton ressentiment, mais forcer les autres a faire ce que tu désir, même si tes intentions son louable, même si c'est pour la bonne cause, même si c'est pour leur bien ... et une mauvaise chose. Persister ne donnerait de toi qu'une image de despote. N'oublie jamais Anakin que tes actes, sont le visage de ce que tout a chacun verra en toi en premier lieu.
– Oui, maître ...
– Bien, Obi-Wan repris sa marche soupirant. Se réflexe eu pour conséquence de détendre son corps au point de paraître crouler brutalement sous le poids d'un lourd secret ou de toute au chose grave. Anakin sans fit l'écho et ne sachant rien garder pour lui sur ses impressions, il en fit part à son mentor.
– Vous semblez fatiguez maître ?
– Je le suis Anakin. Je suis fatigué et lasse de tout ceci... Moi qui m'étais juré de ne plus jamais connaître de guerre mit voilà replongé de nouveau.
Cette dernière phrase cité pour lui même, surprit Anakin.
– Comment ? Vous ... vous avez déjà connus d'autre guerre avant celle des clones ?
– Oui. C'est un pan de mon passée que j'oublierais bien volontiers. Mais au moins il m'aura appris le prix de la vie et a apprendre de mes erreurs.
– Vous ? Faire des erreurs ?
– Oui moi Anakin. Me crois tu infaillible ?
– C'est l'image que vous donnez.
– Eh bien je ne le suis pas. Bien loin de la. J'ai commis des fautes ... grave. Et en n'est tiré les leçons qui m'amène aujourd'hui à mieux concilier mon prochain à mes devoirs jedi.
– Vous n'êtes donc pas parfait ? Le sourire enjôleur d'Anakin fit fondre une jeune Aflonnaise qui parcourut le couloir de marbre en sens contraire.
– Me suis-je déjà permit de le dire ?
Anakin sembla gêné et reconnu que non.
– J'aimerais être aussi humble que vous maître .. Dit-il avec regret.
– Mais tu le seras un jour, quand tu cessera de t'écouter et que tu entendra ce que les autres on a te dire.
– Les autres ... Je vais encore les entendre demain maître, s'amusa Anakin pour détendre l'atmosphère. Essaie réussit quand il perçut un sourire sur le visage de son maître.
– Soit ! Tu as gagné Anakin. Je t'accorde une journée de repos.
– Vraiment ?
– Oui. Tu pourras faire ce qu'il te plaira.
– Mais, et vous ?
– Je persisterais dans ma tâche.
Le sens du devoir d'Anakin le porter à refuser cette proposition, mais le jeune homme qu'il était voyait là l'opportunité de passer un moment seul, sans aucune surveillance. Aussi il ne prononça aucune objection et admira tout l'étendu des capacités d'Obi-Wan à donner sans attendre.
Les deux soleils mouraient dans le ciel tandis que le crépuscule devenait maître de cet instant. Anakin inspira profondément à plusieurs reprise pour calmer son c½ur qui avait manqué plus d'une fois un battement. Accédant à la requête de son maître d'entreprendre un peu de méditation, le jeune homme avait vus des images qui l'avait mit au comble du supplice. Padme, allongeait sur le sol, Padme l'appelant de toute ses forces, Padme souffrante et mourante.
Anakin se redressa et se précipita auprès de son maitre qui venait à lui, inquiet et à peine vêtu, la peau encore ruisselante de goutte d'eau.
– Anakin, que t'arrive t-il ? J'ai sentit un trouble !
– Pardon maître d'avoir interrompus votre douche, marmonna Anakin en se laissant tomber sur le canapée de leur appartement privée.
– Que ce passe t-il ? insista Obi-Wan en se mettant face à lui.
Le visage dans ses mains, Anakin ne savait que dire, faire ou croire. Présent ou avenir ? Peur ou réalité ? Qu'étaient ces images qui condamnaient la seule femme de son univers.
– Anakin !
– J'ai vus une explosion. Padm... La sénatrice Amidala gisant dans les débris de son vaisseau.
Si le récit de ces images avaient perturbé le maître jedi, il n'en montra aucun signe.
– Calme toi Anakin. Ce n'est peut être rien.
– Rien ! Ce songe avait l'air bien réel, maître ! dit-il en le dévisageant.
– Si c'est de vision qu'il s'agit tu dois les laisser te guider. Mais ton c½ur et ton esprit doivent rester lucide si tu veux que la vérité ne te sois caché.
Anakin observa son maître et constata que la lumière ogre du couchant, se glissait avec espièglerie au travers de la serviette de bain qui scindait la taille de son mentor.
– En tout cas vous ne me cacher pas grand chose là ! badina le jeune homme en montrant du doigt la serviette.
Obi-Wan s'amusa de cette plaisanterie qui montrait que son apprenti été parvenue à rasséréné son esprit et rejoignit sa chambre pour se rhabiller, laissant Anakin avec ses questions.
Seul devant son lit, Obi-Wan posa les mains sur ses hanches et s'inquiéta lui aussi des images qui passé sur l'holonet de façon continue et qu'il visionnait au moment ou il avait sentit la détresse d'Anakin. Le reportage montrait le vaisseau de la sénatrice Amidala exploser, mais le rassurait sur son état. On ne dénombré aucune victime. Obi-Wan éteignit l'holonet. Mieux valait qu'Anakin ne tombe pas sur ses images. Mais que dire de l'impression profondément accrue, qu'il ressentait et qui lui disait que quelque chose de mal se tramait derrière cet attenta. Que quelqu'un qui lui était chère, était en danger !